Un espace de coworking qui accueille une clientèle extérieure — visiteurs, prospects, clients d’occupants — franchit souvent, sans que personne ne s’en rende compte, le statut d’établissement recevant du public. Et un ERP, quelle que soit sa catégorie, doit tenir un registre de sécurité incendie à jour. Beaucoup n’en ont simplement jamais entendu parler.
Pourquoi le coworking bascule si facilement en ERP
Un ERP est un bâtiment ou une structure dans lequel du public est admis, classé selon la nature de son activité et l’effectif qu’il peut accueillir. La densité de fréquentation propre au coworking — flux de visiteurs, salles de réunion ouvertes à des externes, événements ponctuels — rend cette qualification particulièrement fréquente, y compris pour des espaces qui se pensent comme de simples bureaux.
La question n’est pas « suis-je un ERP ? ». Statistiquement, dans une grande agglomération, la réponse est déjà oui.
Les cinq catégories, en bref
Les ERP sont classés en cinq catégories selon leur capacité d’accueil : pour les catégories 1 à 4, l’effectif comptabilisé additionne le public et le personnel ; pour la 5e catégorie — celle où se logent la majorité des petits espaces de coworking — seul le public compte dans le calcul du seuil.
Le registre de sécurité, obligation la plus souvent oubliée
Tout ERP doit tenir un registre de sécurité incendie mentionnant les vérifications techniques réalisées, les formations suivies par le personnel, les travaux d’aménagement effectués, ainsi que les dates de chaque contrôle. Ce document doit être présentable à tout moment à la commission de sécurité — pas reconstitué la semaine précédant un contrôle.
Ce qui doit s’y trouver concrètement
- Les dates et rapports des contrôles réglementaires : extincteurs, désenfumage, alarme incendie
- Les attestations de formation du personnel à l’évacuation et à la manipulation des extincteurs
- L’historique des travaux touchant à la sécurité du bâtiment
- Les visites de la commission de sécurité et leurs suites
Ce ne sont pas des documents isolés : ce sont, dans les faits, une partie des contrôles réglementaires déjà rattachés à un bâtiment dans une gestion foncière bien tenue — la même famille de charges que la taxe foncière ou les contrôles d’ascenseur, simplement avec une exigence de traçabilité plus stricte.
Comment Cowookie aide
Les contrôles réglementaires font partie des neuf familles de charges suivies par bâtiment dans Cowookie, avec leur périodicité et leur prochaine échéance — de quoi retrouver en un clic la date du dernier contrôle incendie plutôt que de fouiller un classeur avant une visite de commission.


